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Ressources en ligne : abonnements non renouvelés en 2020

Ressources en ligne : abonnements non renouvelés en 2020


Des augmentations tarifaires devenues insoutenables

Les tarifs d’abonnement aux ressources électroniques sont en hausse constante, permettant à certains éditeurs de générer d’importants bénéfices alors même que les budgets des établissements d’enseignement supérieur et de recherche sont de plus en plus contraints et que de nouveaux modèles de publication en libre accès se développent.

Ces établissements ne sont désormais plus disposés à voir croître indéfiniment leurs dépenses d’abonnement au profit des éditeurs, ni à payer toujours plus pour accéder à l’information produite et révisée par leurs chercheurs.

 

Des désabonnements inéluctables en 2020

En effet, à périmètre constant, la hausse mécanique des coûts de la documentation électronique est estimée à 5,4% en 2020, soit 107 000 € supplémentaires, alors même que certains éditeurs font l'effort de contenir leurs tarifs, notamment grâce aux négociations menées par le consortium Couperin.org.

Les contraintes budgétaires pesant sur l’université ne permettent plus d'absorber ces nouvelles hausses tarifaires. Pour faire face à cette pression budgétaire sans pénaliser davantage la documentation imprimée qui bénéficie en priorité aux étudiants, le Service des bibliothèques a effectué un travail d'analyse sur ses collections électroniques afin de dégager des pistes d'économies.

Plusieurs critères ont présidé à ces choix validés par la gouvernance de l'université : la faiblesse des usages et leur évolution, le coût à l’usage, la politique d'augmentation tarifaire pratiquée par l'éditeur, la disponibilité au CNRS et à l'Inserm et la politique de l'éditeur en matière de libre-accès.

Les suppressions envisagées concernent généralement des ressources très peu utilisées ou peu consultées au regard du coût de l'abonnement.

57 ressources font l'objet d'un désabonnement à partir du 1er janvier 2020, majoritairement des revues dans le domaine des sciences de la vie.

→ Consulter la liste détaillée des 57 ressources non renouvelées (fichier PDF)

 

Nature

La négociation menée au niveau national par le consortium Couperin.org a achoppé sur le taux d'augmentation de 4% imposé par l’éditeur. Dans un premier temps, il a été envisagé de supprimer une dizaine de titres parmi les moins consultés, mais l'éditeur Springer Nature a alors augmenté encore davantage ses tarifs (+5,3%) afin de compenser cette perte de chiffre d’affaires. L’Université a donc refusé cette nouvelle hausse et a décidé de supprimer 31 titres. Seul l'abonnement à la revue phare Nature, qui concentre près de la moitié des usages des titres Nature, est renouvelé pour 2020.

D'autres universités réagissent de manière identique, soit en réduisant le nombre de leurs titres (Université Claude Bernard Lyon 1), soit en se désabonnant (Sorbonne-Université ou encore les universités suisses.)

 

— InCites

L'université a également décidé de ne pas renouveler l'option bibliométrique InCites dans le cadre de son abonnement à l'outil bibliographique Web of Science.

L'outil d’évaluation de la recherche Incites est jugé non conforme à la politique de science ouverte adoptée par l’université. En effet, l'Université de Strasbourg s’inscrit dans la réflexion nationale et internationale sur les nouveaux moyens de reconnaissance et d’évaluation des acteurs de la recherche induits par le développement de la science ouverte.

L’abonnement à InCites prendra fin le 14 février 2020. En revanche, la partie bibliographique (index du Web of Science) sera bien maintenue en 2020.

 

Solutions alternatives légales d'accès aux publications scientifiques

Nous sommes conscients des difficultés occasionnées par la perte de ces abonnements. Néanmoins, la plupart de ces ressources restent disponibles via les plateformes BibCNRS et/ou Insermbiblio. Les archives de certaines revues et généralement les années durant lesquelles l'université a été abonnée resteront accessibles.

Les usagers n'étant pas membres d'une structure affiliée au CNRS ou à l'Inserm pourront, à l'aide du Service des bibliothèques, se tourner vers des solutions alternatives légales d'accès aux publications scientifiques : recherche de versions en libre-accès, installation d'extensions de navigateurs, prise de contact avec l'auteur, prêt entre bibliothèques, etc.

Par ailleurs, en déposant vos publications sur la plateforme d'archives institutionnelles univOAK, vous permettez aux collègues des universités qui se désabonnent de continuer à accéder à vos articles en toute légalité.

 

Des négociations qui se poursuivent avec les éditeurs

Dans un contexte où les négociations menées par le consortium Couperin.org avec les éditeurs se durcissent et conduisent parfois à la rupture, nous ne pouvons pas exclure d'être contraints à des désabonnements supplémentaires dans les prochains mois, en signe de refus d'un modèle économique devenu obsolète et dans la perspective de pouvoir engager de nouvelles négociations pour 2021, tenant compte des transformations du paysage de l'édition scientifique et de la réalité budgétaire des établissements.

En effet, à l'heure actuelle, les négociations se poursuivent avec les éditeurs Wiley, American Chemical Society (ACS), Royal Society of Chemistry (RSC), American Institute of Physics (AIP) ou encore American Physical Society (APS).

 

Une mobilisation internationale en faveur du libre-accès

De plus en plus d'établissements tels que l’Université de Lorraine, l'Université de Bordeaux, Sorbonne Université, Aix-Marseille Université ou encore le CNRS s’inscrivent dans ce mouvement international et adoptent désormais une position de fermeté vis-à-vis des pratiques tarifaires des grands éditeurs de revues scientifiques, l'enjeu des négociations étant de diminuer les coûts d’abonnement, de maîtriser les dépenses réalisées en frais de publication (APC) et d’accélérer la transition vers le libre accès.

C'est d'ailleurs dans ce contexte que l'Université de Strasbourg avait décidé fin 2018 de ne pas renouveler son abonnement au bouquet de revues de l'éditeur Springer au profit entre autres de modèles innovants de publication en libre-accès.

 

Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter : bu-doc-elec@unistra.fr