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Fake news et clickbait, version 1807

Fake news et clickbait, version 1807

Fake news : informations fausses ou truquées relayées sur le web, les réseaux sociaux et par certains médias
Clickbait : adjectif péjoratif désignant un contenu web se basant sur un titre racoleur, voire mensonger et sur des éléments sensationnels, au détriment de la qualité ou de l'exactitude

La bibliothèque du Portique conserve un ouvrage ancien très curieux, et plutôt rare. Découvrez un objet de polémique du XIXe siècle.

Jean-Marie-Jérôme Fleuriot, marquis de Langle (1749-1807), est un militaire et écrivain français. Il se caractérise par sa causticité et son goût pour la polémique. L’auteur a notamment été condamné pour avoir rédigé un "faux" voyage en Espagne*, sous la forme d'une caricature éhontée de la société espagnole, entraînant un incident diplomatique entre la France et l'Espagne.


Dans son ouvrage Mon voyage en Prusse, ou Mémoires secrets sur Frédéric Le Grand et la cour de Berlin (1807), Jean-Marie-Jérôme Fleuriot adopte un ton très satyrique au sujet de la cour de Frédéric II de Prusse à Berlin. La bibliothèque du Portique conserve un exemplaire de cet ouvrage, relativement rare.
Deux exemplaires sont conservés à la Bibliothèque nationale de France, trois autres peuvent être retrouvées dans des bibliothèques municipales classées à Nantes, Rennes et Besançon.

Cette édition originale présente une signature de l’éditeur, authentifiant qu’il ne s’agit pas d’une contrefaçon, et de quelques notes manuscrites.


En deuxième de couverture
| Présence de notes manuscrites indiquant notamment que l’ouvrage est rare


En regard de la page de titre
| Signature de l’éditeur, prouvant que l'édition est originale



Page 19 | L’auteur évoque le savant d'origine alsacienne Jean-Henri Lambert**


→ Consulter la version numérisée de cet ouvrage


*Voyage de Figaro en Espagne (1784) | « Bien que n'ayant jamais mis les pieds en Espagne, Fleuriot y dresse, de manière piquante, un tableau noir de l'Espagne et des espagnols, critiquant leur gouvernement, leur religion et leurs mœurs. Ce récit fit un tel scandale que le roi Charles III s'en plaignit au gouvernement français et menaça d'interdire l'entrée de son royaume à tous les Français. L'ouvrage fut alors condamné à être brûlé par arrêt du Parlement de Paris du 26 février 1786, après un long et virulent réquisitoire de l'avocat général Séguier. Cette condamnation spectaculaire valut à l'auteur l'engouement du public : l'ouvrage connut six éditions, et fut traduit en anglais, en allemand, en danois et en italien. »

**Jean-Henri Lambert est un philosophe, mathématicien, physicien et astronome autodidacte, né à Mulhouse faisant alors partie de la Confédération helvétique. Lambert fait de multiples voyages au cours desquels il noue des relations durables avec les plus grands savants européens (en particulier Daniel Bernoulli, Leonhard Euler, Joseph Louis Lagrange ou encore Emmanuel Kant). Admis d'abord à l'Académie des Sciences de Munich, il accède en 1765 à la prestigieuse Académie de Berlin. Esprit universel, il a laissé une œuvre dans des domaines aussi variés que la musique, la littérature, la religion, les sciences naturelles, la chimie, la métallurgie, la physique, les mathématiques, l'astronomie etc. Comme mathématicien il est célèbre pour son ouvrage posthume Theorie der Parallel-Linien. En philosophie sa contribution principale est le Neues Organon (1764). En astronomie il s'illustre avec ses Kosmologische Briefe (1761). En physique-mathématiques il énonce dans Photometria (1760) la loi d'absorption de la lumière dit « loi de Lambert ». Ces 2 derniers titres sont traduits de son vivant en français, anglais et russe. NB : tout le corpus des ouvrages de Lambert détenus par les bibliothèques de l’Université de Strasbourg (à un titre près) a été numérisé. → Consulter la version numérisée des ouvrages de Lambert

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